APPELS



Un appel de Mikis Theodorakis
« Si les peuples d’Europe  ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme. [...] Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. »
http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%80%99europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452

ART
La Commune (café associatif)
Dominique Boullier présente
« Renée Boullier, artiste peintre »
(22/12/2011-4/01/2012, prolongée jusqu’en 18 janvier)
Entrée libre.
Renée Boullier (1913-1998) a travaillé à la Grande Chaumière et a été aussi critique d’art. Elle a créé la revue-affiche Nabuchodonosor (1969-1972, avec Martine Bernard, Claude Grobéty, Raymond Perrot...), dans laquelle ont été publiés de nombreux poètes et artistes et à laquelle nous avons été quelques-uns à être abonnés.. – Ch. T.
// 3, rue d’Aligre - 75012 Paris (M° Gare-de-Lyon ou Ledru-Rollin).
Galerie Argentin
(ambassade d’Argentine)

Ricardo Mosner
Rétrospective de 40 ans de carrière artistique, de 1971 à nos jours.
Peintures, sculptures, dessins, estampes et cahiers.
// 6, rue Cimarosa - 75116 Paris.
www.ambassadeargentine.net


Association Florence
Espace Commines
« Entre les murs » 
Alberto Bali (peintre), Corinne Both dit Parker (photographe), Alexia Bretaudeau (peintre), NIcolas Chorier (photographe), Pascale Hémery (peintre-graveur), Horfé (dessinateur), 
Floriane de Lassée (photographe), Hervé Roche (peintre) - Julien Roux (grapheur).
(25-27 novembre 2011)
// Espace Commines  - 17, rue Commines - 75003 Paris (M° Filles-du-Calvaire).

Domaine de Kerguéhennec (Bignan)
Galerie Isabelle Gounod
Michaële-Andréa Schatt
« Paysages »
Jusqu’au 31 décembre 2012.
Publication d’un carnet de résidence : Michaële-Andréa Schatt, Paysage / non-site, éd. Domaine de Kerguéhennec 2011.

// Kerguéhennec - 56500 Bignan.
+33-(0)2-97-60 -31-84.
http://www.kerguehennec.fr

// Galerie Isabelle Gounod - 13, rue Chapon - 75003 Paris .
+ 33-(0)1-48-04-04-80.
info@galerie-gounod.fr
www.galerie-gounod.com

Galerie Jean Brolly
Michaële-Andréa Schatt

« Vanité »

Michel Verjux

(19/11-30/12/2011.

Dans la vitrine, une œuvre vidéo en collaboration avec Christophe Domino et l’association Projectile.
Une lecture performée de En vain par Isabelle Lartault a eu lieu lors du vernissage, le 19 octobre 2011.
// 16, rue de Montmorency - 75003 Paris.

Galerie Sinitude (Paris)
« Mémoire de Pékin » (24/11-24/12/2011)
« L’exposition présente le regard de Ye Xin et son jeune frère Ye Shuguang sur la ville où ils ont grandi. »
// 25 rue de Poitou - 75003 Paris.
(+33,) 1 42 71 55 80.
contactparis@sinitude.com
http://www.sinitude.com/contact.html

Halle Saint-Pierre
« HEY ! Modern art & pop culture »








Jusqu’au 4 mars 2012.
// 2, rue Ronsard 75018 Paris.
www.hallesaintpierre.org 

Musée du dessin et de l’estampe originale (Gravelines)
« L’Apocalypse de Dürer : 500 ans ! »
(17/0-1/12/2011)
Samedi 19 novembre, à 16h30 (ateliers du musée)  : conférence de Claude Gaignebet, chercheur, spécialiste des mythes européens.
// 21, place Charles-Valentin, 59820 Gravelines - 03-28-51-81-00.

Ville de Saint-Maur-des-Fossés (Bernadette Boustany, conservatreur en chef du patrimoine)
Biennale de l’estampe
« Paysages urbains »
(8/10-4/12/2011). Entrée libre. 
// Carré Médicis - 92, av. du Bac -94210 La Varenne-Saint-Hilaire)
www.saint-maur.com/Musee

Galerie Vieille du Temple
// 13, rue Vieille-du-Temple - 75004 Paris - 01-40-29-97-52/06-84-33-98-88.
www.galerievieilledutemple.com 

La Galerie (Noisy-le-Sec)
1, rue Jean-Jaurès - 93130 Noisy-le-Sec. T. : 01-49-42-67-17.
lagalerie@noisylesec.fr
www.noisylesec.net













Mola (Indiennes Kunas [Panama]).
Contact : Elvira Asseria :
asserias@hotmail.com
–––––––––
Le post-graffiti*
    par Pierre Douaire


Le post-graffiti des années 2000 et suivantes est au centre des pratiques artistiques contemporaines, il est à la fois politique, éphémère, cartographique et photographique. En changeant de techniques, en travaillant avec le papier, en utilisant principalement l’affiche et le sticker (autocollant), le graffiti est devenu post-graffiti. Forme expressive inattendue et spontanée, ce mouvement est rattachable à l’art qui s’affiche. 
Malgré les relations qu’il entretient avec Mai 68, l’agitprop, le pop art, l’art conceptuel et le land art, le nouveau réalisme, il reste synonyme de ghetto. Territoire inexploré par la critique, il est pourtant un maillon éclairant sur les attitudes urbaines d’aujourd’hui. Phénomène générationnel, il apporte sa contribution à cette histoire de l’art qui descend dans la rue depuis le 1e siècle.

Le graffiti en devenant post-graffiti devient cartographique, photographique, éphémère et politique. Mouvement spontanée il appartient à une histoire de l’art qui préfère la rue aux cimaises, l’extérieur à l’intérieur, le papier à la peinture. 


* Extrait. Passage d’encres, n° 24, « Sans titre. » (2006).


©  Ch. Tricoithttp://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%80%99europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%80%99europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%80%99europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%80%99europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%80%99europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452http://www.ambassadeargentine.nethttp://www.kerguehennec.fr/mailto:info@galerie-gounod.frhttp://www.galerie-gounod.com/mailto:contactparis@sinitude.comhttp://www.sinitude.com/contact.htmlhttp://www.hallesaintpierre.orghttp://www.saint-maur.com/Museehttp://www.galerievieilledutemple.commailto:lagalerie@noisylesec.frhttp://www.noisylesec.netmailto:asserias@hotmail.comshapeimage_1_link_0shapeimage_1_link_1shapeimage_1_link_2shapeimage_1_link_3shapeimage_1_link_4shapeimage_1_link_5shapeimage_1_link_6shapeimage_1_link_7shapeimage_1_link_8shapeimage_1_link_9shapeimage_1_link_10shapeimage_1_link_11shapeimage_1_link_12shapeimage_1_link_13shapeimage_1_link_14shapeimage_1_link_15shapeimage_1_link_16
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actu
N° 11-12 Nov.-Déc. 2011

actu

LECTURES / RENCONTRES


La Maison des écrivains et de la littérature (Mél).
// 67 bd de Montmorency – 75016 Paris.
Programmation : 
www.m-e-l.fr/programmation-publique.php

L’Entrepôt
// 7, rue Francis-de-Pressenssé - 75014 Paris - 01 45 40 07 50.
Programmation :  www.lentrepot.fr

Pannonica (Nantes)
Maison de la poésie de Nantes
Revue BoXon : jeudi 1er décembre 2011, à 19h30.
Le 15 octobre 2011, la revue Passage d’encres était invitée dans le cadre de MidiMinuitPoésie, avec Daniel Pozner, Louis-Michel de Vaulchier, accompagné par la contrebasse d’Hubert Dupont, et Christiane Tricoit (entretien avec Alain Girard, de la librairie Vents d’Ouest, à Nantes),.
www.maisondelapoesie-nantes.com/htm/actu.htm
www.telenantes.com/Culture/Mezze/2011/10/Mezze2

Compagnie Résonances
Lecture le 25 novembre par Nazand Begikhani et Guy Goffette, accompagnés par Helene Artzen, musicienne.
// 8, rue Camille-Flammarion - 75018 Paris (M° Porte-de-Clignancourt).
www.seyhmusdagtekin.fr

Centre international de poésie Marseille (cipM)
// 2, rue de la Charité - 13236 Marseille Cedex 02 - www.cipmarseille.com

LIVRES

• François Leperlier.  Claude Cahun,
l’exotisme intérieur, Fayard, 2006. 

A paraître chez Passage d’encres, un recueil de poèmes, ATTRACTION, avec des planches graphiques de Jean-Pierre Hamon (v. ci-contre Editions). 

Un livre numérique :
• Martine ROUSSEAU. Mort d’un père :
http://www.publie.net/fr/ebook/9782814505223/mort-d-un-père

• Portraits d’insurgés. Madagascar 1947 Photographies de Pierrot Men.
Texte de Raharimanana
Ed. Vents d’ailleurs, 2011 - 20 €
www.ventsdailleurs.com

• Silves
Ed. Couleurs d’encre (Virginie Jaton)
www.couleursdencre.ch


MUSIQUE 

L’INSTANT DONNE
Musique contemporaine.
Contact : Remy Jannin
Programmation : 
www.instantdonne.net


SALONS 

Montreuil-sur-Livres
V. Passage d’encres (Agenda).

Espace Charenton
Pages 14 : Salon de la bibliophilie contemporaine (25-26-27/11/2011)
// 327, rue de Charenton - 75012 Paris (M° Porte-de-Charenton).
http://www.pages-bibliophilie.eu/pagesphp/PAGES_SalonInc.php


Ch. Tricoit. Urgences Tenon.

u Ainsi dit

Le faut s’y faire

par Jean-Baptiste Mercey

tu dois tu dois… grésille moteur action mais quoi… tais toi tais toi… couper ronron la vanne s’encrasse et moi… tes doigts tes doigts… serre et cingle me fracasse le pied et sais pas pourquoi… d’émoi pourtant je demande : mais la route va-t-elle donc si droit ?... ça dit droit c’est droit devant devant et toi toi et moi moi l’heure c’est l’heure… le dis le monde c’est quoi alors ?... ça dit c’est ça… mais ça quoi je dis… ça dit je sais… alors moi je dis je ne sais pas mais tout cas pas ça ou alors peut-être… me coupe et dit non tais toi tu dois… alors je dis bon je ferme les yeux j’essaye le tais toi tu bois… et là je vois quoi… droit ça tourne, devant c’est là-bas derrière, l’heure c’est rien du tout et de toi à moi… alors je dis mais dites donc c’est faux… ça dit ah oui il faut… bé si c’est faux dis-je faut-il que ça faille et pour quoi faire donc ?... ça dit bien sûr pour que ça faille il faut que ça fasse et pour faire il faut faire avec, même si c’est faux… je dis peut-être qu’au lieu de faire du faux avec du faut faire avec mieux vaut faire autre chose… ça dit ah non la chose c’est la chose et pas autre chose, faut s’y faire et faire avec… alors je dis autre chose c’est quand même quelque chose et plutôt que faire avec des faut s’y faire mieux vaut alors ne rien faire… faux ! que ça dit et carrément vocifère, parce que dans faut s’y faire il y a du faire, et que sans faire on ne peut rien faire, et sans rien faire on peut faire avec rien, et faire avec rien c’est toujours faire avec, et pour faire avec il faut s’y faire… je dis mais ne rien faire ce n’est pas faire rien, ne rien faire c’est ne pas faire du tout, et sans faire du tout on n’a pas à faire avec rien ni même à faire avec puisque dans sans faire du tout il n’y a rien du tout… alors ça dit, mais, jeune Lucifer, dans faut faire avec non plus il n’y a rien du tout, et c’est pourquoi il faut s’y faire, et pour s’y faire se taire… aha je dis mais si pour s’y faire il faut se taire, pourquoi s’y faire et faire avec avec ?...
–––––––––

© Isabelle Azéma.

<<< Lire  ci-contre l’article de S.R.L.http://www.m-e-l.fr/programmation-publique.phphttp://www.m-e-l.fr/programmation-publique.phphttp://www.lentrepot.frhttp://www.telenantes.com/Culture/Mezze/2011/10/Mezze2http://www.maisondelapoesie-nantes.com/htm/actu.htmhttp://www.maisondelapoesie-nantes.com/htm/actu.htmhttp://www.seyhmusdagtekin.fr/http://www.cipmarseille.comhttp://www.publie.net/fr/ebook/9782814505223/mort-d-un-phttp://www.publie.net/fr/ebook/9782814505223/mort-d-un-phttp://www.ventsdailleurs.comhttp://www.couleursdencre.chhttp://www.instantdonne.nethttp://www.pages-bibliophilie.eu/pagesphp/PAGES_SalonInc.phphttp://www.pages-bibliophilie.eu/pagesphp/PAGES_SalonInc.phpshapeimage_12_link_0shapeimage_12_link_1shapeimage_12_link_2shapeimage_12_link_3shapeimage_12_link_4shapeimage_12_link_5shapeimage_12_link_6shapeimage_12_link_7shapeimage_12_link_8shapeimage_12_link_9shapeimage_12_link_10shapeimage_12_link_11shapeimage_12_link_12shapeimage_12_link_13shapeimage_12_link_14

actu : culture - passage d’encres - les mots - ainsi dit - photos

passage d’encres
u  L’agenda


Le MOTif (Observatoire du livre et de l’écrit en Île de France) - -www.lemotif.fr
6, villa Marcel-Lods (passage de l’Atlas) - 75019 Paris (M° Belleville) 
Jeudi 12 janvier 2012, 18 h 30
Lecture de Christophe Lamiot Enos (L’EAU–L’ALENTOUR–L’EAU...), Isabelle Lartault (NOM DE MON DE, coll. Trace(s)), ainsi que de Marie-Florence Ehret (Jours sans, coll. Trait court), v. nouveautés ci-dessous.

NOVEMBRE-DECEMBRE 2011
Espace culturel Bertin-Poirée (Association culturelle franco-japonaise de TENRI) - www.tenri-paris.com
8, rue Bertin-Poirée – 75001 Paris (M° Châtelet) .
Autour de Sept contes cruels du Japon ancien (Passage d’encres, coll. Trace(s), 2011).
Transcription par Yachiyo Gamo et Mika Sagawa – Adaptation par Barbara Pillot – Illustrations de Lika Kato. 
Une présentation a eu lieu le 22 novembre 2011 par Mika Sagawa et Christiane Tricoit, suivie d’une conférence de Yachiyo Gamo sur le contexte historique de ces contes et de l’interprétation de trois contes cruels par le Théâtre de femmes japonais. Musique (biwa) et chant de Mako Mori.
Projection de dessins et organisation de Lika Kato.

Montreuil-sur-Livres (Montreuil)

Un marché de Noël consacré au livre, au graphisme et à l’illustration.
Le Salon Montreuil-sur-livres, organisé par les éditions La Ville brûle (Marianne Zuzula), s’est tenu sous la halle du marché le 10 décembre 2011.
www.montreuilsurlivres.fr
www.lavillebrule.com

Le MOTif 
Le n° 44 de Passage d’encres, «Transversale scandinave » a été présenté le 17 novembre 2011 au MOTif par Piet Lincken (v. ci-dessous), après Bruxelles et Copenhague.

« ROMAINVILLE : LA VILLE IMAGINAIRE »
Résidence de Guillermo Pisani  à Passage d’encres (soutien de la Région Île-de-France), 2010-2011.
Romainville. Avant le métro, coll. Trace(s) - 20 €
http://remue.net/spip.php?rubrique370

REVUE « PASSAGE D’ENCRES »

44. Transversale scandinave







Coordination et collector  : Piet Lincken

Couverture : P. Lincken (photo) / Ch. Tricoit, avec Marc Orban, infographiste (Buroprim)

Né en France, belge de nationalité et suédois d’ascendance maternelle, Piet Lincken est écrivain, compositeur et plasticien.

« Scandinavie. Territoires vastes et divers, aux langues à la fois commnunes et différentes, aux aspects géographiques et culturels contrastés… Ce numéro  n’est pas un résumé quelconque mais un essai pour ouvrir des voies, dresser une sorte de poétique de ces territoires, dans l’espace et dans le temps. Il s’agira ainsi de décliner des regards sur le monde, du Danemark à la Suède, de la Finlande à la Norvège... sans oublier les liens existant avec la francophonie. »  – P. L. 

43. Représentations du sommeil




Coordination : Piero Salzarulo (Italie).
Artistes invités : Marie Falize / Louis-Michel de Vaulchier (collector 3D)



Couverture : Alexandra Eldrige (papier marbré)/
Ch. Tricoit, avec Marc Orban (Buroprim)


« A plus d’un titre », émission de Jacques Munier, du 17 juin 2011 (seconde partie de l’émission). 
Avec Yves Boudier, Piero Salzarulo, Christiane Tricoit, ainsi qu’André Chabin, directeur d’Ent’revues.
http://www.franceculture.fr/oeuvre-passages-d-encre-n%C2%B043-representations-du-sommeil-de-collectif.html

RECTIFICATIF
« ascendant descendant II » (Pierre Drogi), p. 97, 1re l.
« Par suite d'un malencontreux et incomplet copié-collé ont été confondues dans le n° 43 deux philosophies... Celle de l'ascenseur : ‘’Monter et descendre c'est la même chose’’, et celle d'Héraclite, sollicitée comme épigraphe au texte Talitha koumi, parole cherchant un acte : ‘’Monter et descendre, c'est le même  chemin’’.
On rétablira donc la bonne version en lieu et place...» – P. DROGI.

42. Le grand danger 


Coordination : Jean-Pierre Faye
Artiste invitée : Jacquie Barral (illustration couverture, dossier avec Christel Valentin et collectors)




Couverture : Jacquie Barral/Ch. Tricoit 
avec Marc Orban (Buroprim)

2 collectors sont remis avec l’abonnement au tirage de tête* : l’estampe de Jacquie Barral et un DVD, « Le rôle du philosophe dans la Cité Europe », conférence filmée de J.-P.  Faye à l’Université Toulouse 1 Capitole (24.11.2011). Coprod. Notes de Nuit-Passage d’encres, mars 2011.http://vimeo.com/20157820
www.jean-pierre-faye.net




41. Cinéma, XXIe s.













Coordination : Pascal Vimenet. 
Artiste invitée : Julie Coutureau (dossier et collector). 


Couverture : Gianluigi Toccafondo (image/Pascal Vimenet

Diffusion CDE - Distribution SODIS par La Dispute. 

La revue Passage d’encres, partenaire d’Arte/Actions culturelles, est publiée avec le concours du Centre national du livre (CNL). 



Prix du numéro simple : 22€.
SERIE 1 (3 numéros) : 60 €
+ 3 collectors (œuvres originales signées et numérotées) : 150€.
Numéros disponibles  
19-20 (Littéralement) - 21 (Politiques de l’écriture) - 22 (Chine, anc.-mod.)  - 24 (Sans titre.) -- 28 (Frontières II) -  30-31 (La vie magique, etc.) - 33 (poésie : numériques) - 40 (Pures données) - 41 Cinéma, XXIe s.) -  42 (Le grand danger) - 43. (Représentations du sommeil) - 44. Transversale scandinave.

SERIE  2 (2012, 2 hors-séries par an) : 40 €.
Chèques à l’ordre de Passage d’encres. 
+ Frais d’envoi : 4,20 € (1 numéro)  ou 5,50 € (2 numéros).
passagedencres@wanadoo.fr


PASSAGE D’ENCRES ÉDITIONS

A paraître  

• François LEPERLIER. ATTRACTION. Planches graphiques de Jean-Pierre HAMON sur calque Coll. Trace(s) - 15 €. 
Tirage de tête, avec un calque rehaussé de Jean-Pierre Hamon : 50 €.

• Marie-Florence EHRET. Jours sans - Coll. Trait court - 5€

Nouveautés 

Coll. Trace(s) - 15 €
• Christophe LAMIOT ENOS. L’EAU L’ALENTOUR–L’EAU, journal de cinq journées en juillet vers et sur Sifnos.

• Isabelle LARTAULT. NOM DE MON DE

Coll. Trait court - 5 €
• Michelle LABBE. Météo marine 

• Mike SLOSBERG. John Denver et les fours de Westport. 

u  Petites annonces

• Perdu. Un cabas en toile verte contenant diverses choses, dont un bonnet en poil de renne, oublié sur le stand de Passage d’encres (nord de la halle) à Montreuil-sur-Livres le 10 décembre 2011.


• A vendre. Le supplément tissu de Libé (1986). 


passage d’encres
16, rue de Paris
93230 Romainville.







http://www.lemotif.frhttp://www.tenri-paris.comhttp://www.montreuilsurlivres.frhttp://www.lavillebrule.comhttp://remue.net/spip.php?rubrique370http://www.franceculture.fr/oeuvre-passages-d-encre-n%C2%B043-representations-du-sommeil-de-collectif.htmlhttp://www.franceculture.fr/oeuvre-passages-d-encre-n%C2%B043-representations-du-sommeil-de-collectif.htmlhttp://www.franceculture.fr/oeuvre-passages-d-encre-n%C2%B043-representations-du-sommeil-de-collectif.htmlhttp://vimeo.com/20157820http://www.jean-pierre-faye.netmailto:passagedencres@wanadoo.frhttp://livepage.apple.com/shapeimage_13_link_0shapeimage_13_link_1shapeimage_13_link_2shapeimage_13_link_3shapeimage_13_link_4shapeimage_13_link_5shapeimage_13_link_6shapeimage_13_link_7shapeimage_13_link_8shapeimage_13_link_9shapeimage_13_link_10

LES MOTS DE 2011 

u L’ info

AAA/triple A - agences de notation - anti-mendicité (décrets) - Autolib’ - banksters (Fin.) - bars à sourire - boson de Higgs (particule subatomique) - canopée urbaine (Env.) - crise - colocations - covoiturgaes - comobilité - conflits d’intérêts - critique des élites - cumul des mandats - démondialisation - désindustrialisation - dette - «dislocation sociale» (Martin Hirsch) - droit de vote des étrangers - émotion (TV) - mprunts toxiques - Europe - fadettes (factures détaillées [Tél.])- fédéralisme (UE) - fonds de stabilité (UE) - fonds verts - hyperphagie - hypersexualisation (enfants/médias) - implants mammaires - « indignés » -  intégristes - liseuses - jobs pourris - kalachnikov/kalach/AK47 - lobby pharmaceutique - made in France - maisons closes - marches blanches - marchés financiers - Merkozy (Merkel + Sarkozy [UE]) - modèle payant (presse en ligne) - nationalismes - nucléaire - pacte de stabilité (UE) - paradis fiscaux - passeport biométrique - patrimoine - paupérisation des jeunes - plan anticrise - planète Web - plus-values - précaires - président-candidat - printemps arabe - privilèges - proxénétisme aggravé - «publitude» (partage de la vie privée sur le Net [Jeff Jarcy]) - récession - réchauffement climatique - récidive - réforme des traités (UE) - relocalisations - rigueur - sensationnalisme (TV) - sex-toys - solidarité - sortie de crise - tablettes - TVA  - ultra(books, droite, riches, etc.) - vidéosurveillance - vote des étrangers - vote utile ...

u En hausse / en baisse
 
= / + 
Absolument - bolosse (garçon) -  boucaffer (bouffer/gagner/perdre) - boyish (style garçon) - Bzbz (Bisous) - Ça marche - Ça m’fane - Ça m’ gonfle - Ça n’se mange pas en salade  - Ça part en live (dans tous les sens) - C’est mort - C’est mortel (beau) - C’est pas déconnant - condés (policiers) -  Donnant-donnant - Dy-dy ([daï-daï] < dynamique, vite) - Ecoutez... - Effectivement - En fait - FDG (faute de goût) - feu de plancher (pantalon [mode]) - flexibiliser - gardav (garde à vue) - Grrrr... - gros/wesh gros (affectueux) - impacter - kékés (frimeurs, voyous) - La blague ! - mensonge /disquette/fax - gueudin (verl., dingue) - monter en l’air (casser la figure à qq) - mortel  - poukaver (rapporter/trahir) - pourav (pourri) - prefs (préférences) - procrastination - QDTB (Que Dieu te bénisse) -  Roooh... (Oh la la...)  -  Se mettre la rate au court-bouillon (se faire du mauvais sang) - se serrer (se faire attraper) - sexo  (n.) -  Super ! - tebé (verl., bête) - tendance vinyle (mode - total look (uniton [mode]) - Tout à fait  - tripper (s’amuser) - trolls (sujets malvenus) - trolls/trolleurs (ceux qui s’immisce dans une forum pour le perturber) - twitter (v.), twitteurs, twittosphère - XoXo (bisous, bisous) - Yers (génération Y, cf. iPods - Zappe (Laisse  tomber) - Zeitgeist (all., sprit du temps)..

–– /–– ––

A l’aise, Blaise - A l’ouest  - Au milieu de nulle part - bleuffant - caca nerveux (un) - caillera - Ça l’fait  - Calmos.. - C’est clair - fooding (n.)  - ... de chez (ex. : « Branché de Chez branché ») - Faire son DSK - it (-girl/-sac... - Laisse béton - LOL (Lots of Laughs, Je rigole...) - Le résultat est là - Po, po, po, po... - Que du bonheur - Quelque part - Relax Max... - top délire - trop - Tu sais quoi ? - Y a pas photo ...
Aude-Lucie Ayo

u Critique
Chroniques italiennes
par Françoise Lachkareff

GIANRICO CAROFIGLIO


Trois questions de justice
 


• Témoin involontaire (Rivages/Noir, 2007).

• Les Raisons du doute (Seuil/Policiers, 2010).

Le Silence pour preuve (Seuil/Policiers, 2011).


Gianrico Carofiglio, magistrat barese (de Bari,(province des Pouilles), est l’auteur depuis 2001 de près d’une dizaine d’ouvrages, romans et «gialli», dont d’assez nombreux traduits en français. Beaucoup ont été couronnés de prix ou de distinctions prestigieuses en Italie et à l’étranger. Que ce soit l’aventure d’un Africain immigré en Italie et accusé, sans beaucoup de preuves, du viol et meurtre d’un bambin, une obscure histoire de trafic de drogue ou la disparition d’une jeune fille apparemment rangée à l’issue d’une soirée dans les trulli [abris de pierres sèches], ce n’est pas exactement l’énigme qui permet de rendre compte de la très curieuse progression du récit. En effet, nous avons plutôt affaire à une sorte de jeu entre intuitions très fortes, qui conduisent le narrateur, l’avocat, légèrement atrabilaire, Guido Guerrieri, à disséquer les affirmations les plus vraisemblables de l’accusation, et retours en arrière, interrogations, tergiversations qui confineraient presque à la restriction mentale. Le procédé surprend, mais n’est-ce pas l’héritage bien italien d’une longue tradition d’introspection, où les fautes sont examinées et soupesées, dans leurs moindres détails, « par pensée ou par action » ? 

Analyses et digressions pourraient agacer si elles ne nous faisaient croiser toute une faune aux frontières de la vie normale et de la criminalité organisée, si bien que cet agacement agit comme une saveur étrange et, après nous avoir fait quitter le livre, nous le fait reprendre bien vite (les soirées avec l’ex-prostituée Nadia et son molosse, au Chelsea Hôtel, par exemple).

Car, par-delà tous ces méandres, ce qui se révèle comme le véritable fil conducteur et ce qui fait surtout pour nous le prix des deux premiers ouvrages, c’est bien sûr la quête de justice, jusqu’au dernier acte, celui du procès où doit se dénouer l’affaire, combat verbal, et public, où se rejoignent fondements juridiques, pertinence logique, volonté acharnée d’établir la vérité et d’emporter la conviction, d’autant plus frappante après les atermoiements initiaux.
                             

 
UNE LECTURE, par Christophe Stolowicki

• NOM DE MON DE, d’Isabelle Lartault, Passage d’encres, coll. Trace(s), 2011.

Quand les médias, la vie contemporaine regorgent de chiffres, comme l’écran de fumée derrière lequel court à l’abîme la vie, ne chiffrant ni ne déchiffrant le réel, l’asphyxiant, ne dénombrant plus d’or – NOM DE MON DE, d’Isabelle Lartaul, se feuillette, se lit comme une bouffée d’oxygène. En encadré, non les chiffres du jour du CAC 40 ni du taux de l’usure, mais ceux de la distance de la terre au soleil et de vous à moi. Suivent deux versions d’un même texte, une compacte, une très ajourée, en quatre pages en regard comme rimes embrassées ou chiasme, la lacunaire disant la vérité du passage que la dense obstrue. Séries, celle du N sur toute une page s’étoffant de l’épaisse mince embouchure d’un NOM. Glissements qui crucifient l’usage : « L’accent est indiscernable. Le nom est d’ici. Le profil est de l’emploi. » Humour du zeugme : « Nom d’une pipe [dans la série de ceux] à consonance étrangère, de l’expéditeur [ou] du client ». Dans le lacunaire sériel s’engouffre le sens, placablement triste. Passée du nombre au nom, du seul à l’infini, dans un jeu de polices, de formats, du courant au géant, Isabelle Lartault ajoure les pages à blanc comme un silencieux métal.


UNE EXPOSITION
par Sylvie Reymond-Lépine*



ET LES TABLES LEUR AVAIENT ETE ENVOYEES 
EN PLEINE FIGURE...

... dans un bouleversement comme celui qu'avait pu connaître l' Alice d'au pays des merveilles.
Une tornade avait arraché les branches des arbres et les avait dépouillées de toutes leurs feuilles. Tout comme elle avait arraché les crins des crinières et ceux des queues des chevaux sans attache, galopant alentour.

Alors dans ce chamboulement cosmique, des nappes d'eau volantes d'une gracilité toute féminine, à la juvénilité encore balbutiante, tournoyaient dans les airs telles des ailes sans matérialité, nullement reliées à des corps, pour s'arrimer soudain, selon les lois de l'apesanteur et de l'aimantation, mais avec audace, aux pieux de circonstance, donnant à ces attelages insolites des unions d'érotisme latent.

Ainsi de cette rencontre si bien nommée par Lise Brisson1 d'une geisha et d'une banquise. Or, si banquise il y a, elle serait fragilisée à l'extrême portant déjà en elle les stigmates  de ses brisures/blessures. La Banquise, selon la plasticienne Isabelle Azéma, créatrice de cette œuvre2 « pourrait être aussi une structure architectonique qui se construirait et se déconstruirait et laisserait entrevoir par instants ses profondeurs, porteuse ainsi d'une liberté propre qui nous échapperait ».

Impalpabilité, immatérialité de ces sculptures-objets si peu appropriables. Or la galeriste Sigrid de Montrond eut le bon goût de poser des pétales de rose pâles sur l'un des « tabernacles ».
Immédiateté de l'évidence du secret révélé : les tables Isabelle Azéma [v. ci-contre], comme les roses, sont dotées de cinq sens2. Elles seront là  dans la permanence du dialogue d’où pourraient sourdre quelques évocations surréalistes tels Le Déjeuner en fourrure, de Meret Oppemheim3, ou les montres molles de Dali. Et si  Isabelle Azéma était  sœur de  cet enfant et de ses sortilèges qui crie « Je suis libre, libre, méchant et libre ! »4 ?

Paris, 7-10 décembre 2011.



Exposition 7-24 décembre 2011
Galerie/ Atelier Visconti
4 rue Visconti 75006 Paris  01 43 26 11 21.

* Conservateur à la Ville de Paris. 



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1 Conservateur, responsable des évènements à Galliera, Musée de la mode et du costume.
2 Cf. le poème de Gertrude Stein A rose is a rose is a rose, dans lequel l'écrivain statue sur la loi de l'identité; tout comme dans  le poème  d’Angelus Silesius (1624-1677) : « La rose est sans pourquoi; elle fleurit parce qu'elle fleurit, n'a souci d'elle-même, ne se demande pas si on la voit »
4 Objet surréaliste détourné. « Œuvre étrange,  provocante et poétique qui dans le même temps attire et répulse ».
6 L'Enfant et les Sortilèges, fantaisie lyrique en deux parties, composée par Maurice Ravel entre 1919 et 1925, en collaboration avec Colette ,qui en a écrit le livret.

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